RIQUEWIHR PEROUGES COLLONGES LA ROUGE ROCHEFORT EN TERRE LA BASTIDE CLAIRENCE CONQUES MONTRESOR GERBEROY CONFLANS BEUVRON EN AUGE NOYERS SUR SEREIN ROUSSILLON
Ces douze villages, disséminés à travers la France, sont souvent restés à l'écart des grands axes de communication. Ils ont pourtant tous des points communs. Certains sont situés sur le passage du chemin de saint Jacques de Compostelle. D'autre sont à la frontière de deux provinces ou alors une grande famille les a fait prospérer. Longtemps restés dans l'oubli, ils n'ont pas subi les blessures de l'ère industrielle. Flâner dans ces lieux magiques nous fait remonter le temps et prendre conscience de la valeur de ce patrimoine.
Riquewihr est le village de France le plus célèbre avec plus de deux millions de visiteurs chaque année alors qu'il ne compte qu'un millier d'habitants. Riquewihr est l’un des plus jolis villages d’Alsace: ses rues, ses ruelles, ses petites places et ses cours sont autant d’écrins le long desquels s’alignent de très belles maisons des XVIème au XVIIIème siècle, dans un foisonnement enchanteur de colombages, de pimpantes façades à oriels, de poutres d’angle, de portails, de balcons fleuris et d’enseignes en fer forgé.
Au cours du Moyen Age, Pérouges fut souvent assiégée à cause de sa position stratégique près de Lyon mais aussi aux confins du Dauphiné, du Duché de Savoie, de la Bresse et des Dombes. Bien que se trouvant constamment au cœur de conflits territoriaux, Elle était néanmoins une petite cité prospère, avec des foires et un artisanat très actif. Cette vieille cité fortifiée a conservé intact son architecture médiévale, pur joyau remarquablement restauré.
Collonges-la-Rouge, ce nom interpelle. Pourquoi "La Rouge" ? Tout s'explique dès que l'on arrive aux limites du Quercy et du Limousin, en Corrèze, et que l'on découvre cette insolite uniformité de couleur qui contraste avec la verdure environnante Toutes les demeures sont bâties en grès de couleur pourpre qui vibre et flamboie, puis s’apaise et s’éteint au gré de la lumière du jour. Les maisons et les manoirs à tourelles qui bordent les ruelles de ce vieux village médiéval portent sur leurs murs l'empreinte du temps.
A quelques lieues de la forêt de Merlin l’Enchanteur, le village de Rochefort en Terre fut une «roche-forte » contrôlant les routes commerciales entre mer et terre, des landes de Lanvaux au pays de Redon. Ce petit village de 650 habitants, merveilleusement préservé, allie le charme de ses vieilles maisons agrippées aux rues en pente à la féerie des cascades de fleurs qui envahissent façades et fenêtres.
En Basse-Navarre, la Bastide-Clairence a le visage basque et l’accent gascon, ses façades éclatent de blancheur, rehaussées par ses colombages en rouge ou vert. Le plan du village est typique d’une bastide quadrillée de ruelles de part et d’autres d’une longue rue principale, elle-même ourlée de maisons blanches à pans de bois brun-rouge ou bleu-gris, typiques du Labourd, ancienne province basque. Ce n'est que le mardi 8 décembre 1789 que la ville s'incorpore au royaume de France.
Après avoir traversé les Causses, au milieu d'un vallon isolé du Rouergue apparaît soudain une vision de rêve :Conques. Tant de beauté cachée dans cette campagne verdoyante. Une imposante basilique se dresse au milieu d’un village d’une beauté à couper le souffle. Conques, haut lieu de l’art roman, protège, sous ses toitures de schiste argenté, les richesses artistiques nées de la foi des hommes du Moyen Age.
Aux portes du Berry, le petit bourg pittoresque de Montrésor présente un double visage : à fleur d’eau, les maisons aux jolis toits de tuile où fleurissent lucarnes, pignons et colombages exhalent tout le charme de la Touraine, tandis qu’à l’intérieur du village les façades sagement alignées reflètent une rigueur qui évoque déjà le Berry. C’est au trésorier du chapitre de la cathédrale de Tours, qui avait ici son domaine au Xe siècle, que le village doit son nom originel de «mont du Trésorier ».
Aujourd’hui, Gerberoy a retrouvé son beau nom bucolique, d’origine latine, évoquant les gerbes et les moissons. Paisible bourgade du pays de Bray d’une centaine d’habitants blottie au pied de la collégiale Saint-Pierre, elle conserve tout le charme médiéval de ses ruelles pavées, bordées de maisons hautes et étroites où la pierre contraste avec l’argile des briques, le bois des colombages ou les tuiles plates et foncées du toit.
Conflans, village des Alpes, aimerait un retour à l'authenticité avec un artisanat plus prospère où l'on pourrait voir travailler des hommes. Témoins de ce passé révolu, les enseignes qui, au Moyen Age, présentaient aux passants le travail fait par l'artisan. Le cadre fleuri de la Grande-Place qu’entourent des maisons aux teintes pastel s’agrémente d’une fontaine du XVIIIème siècle. Là est le centre de l’ancienne cité où se tenaient régulièrement foires et marchés.
Le village de Beuvron en Auge est l’un des rares ensembles d’architecture augeronne traditionnelle. Une quarantaine de maisons, la plupart en pans de bois, composent le bourg. Il est réputé pour son fromage, son cidre et ses élevages de chevaux. Toutes les façades sont différentes avec des colombages verticaux, horizontaux, obliques ou croisés.
Sur les plateaux du Tonnerrois, au creux d’un méandre du Serein, Noyers offre le visage médiéval d’une cité fortifiée. Se promener dans cette ancienne place forte, en pays bourguignon, c’est admirer quatre siècles d’architecture. Toutes les pierres sont imprégnées de son histoire.
Roussillon est certainement l’un des sites les plus spectaculaires de Provence, avec les dix-huit nuances de pourpre de son val des Fées, de ses falaises de Sang et de sa chaussée des Géants, ancienne carrière d’ocre ravinée par le mistral et l’érosion. Le village reflète à travers ses maisons la palette inouïe de teintes chaudes allant du jaune d’or, de l’abricot et de l’orangé au rouge cuivré, au pourpre et au brun, en passant par le rose, le roux et l’écarlate. © Claude HERVE - Peuples et Images.© |